Sauvez l’OIP. Soutenez l’OIP.

Image : une prison française, la maison centrale de Vendin-le-Vieil. Que se passe-t-il derrière ces murs ? Photo Jérémy-Günther-Heinz Jähnick, GNU free documentation license.

L’Observatoire International des Prisons, section française, est en grande difficulté financière, suite à arrêt de financement de plusieurs régions françaises, et du gouvernement via l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires. Il a besoin de 150 000 € par an pour survivre. Je ne peux concevoir que cette association meure. Elle est d’utilité publique.

L’OIP informe : il est un regard extérieur exigeant sur nos prisons. Il évite que ce qui s’y passe reste en dehors des radars de notre société. Plus largement, il aiguillonne le débat public, apportant une expertise particulière qui ne se trouve pas ailleurs.

L’OIP défend les droits des détenus. Quantités d’avancées du droit, ou de respects effectifs de droits auparavant théoriques, lui sont dus.

L’OIP est une ressource pour les prisonniers et l’ensemble des personnes travaillant dans les prisons et autour d’elles. Il a bâti une très grande expertise juridique et pratique.

Sa disparition serait une catastrophe pour la Justice et les prisons françaises, et donc pour notre société.

Voici des liens à l’appui de ce que je dis.

Guillaume Didier, magistrat, porte-parole du ministère de la Justice sous Rachida Dati :

L’Observatoire International des Prisons, j’en témoigne, ce sont des emmerdeurs !
Mais en fait, les emmerdeurs on en a besoin. (6 nov. 2019)

(6 nov. 2019, source)

Pierre Januel, porte-parole du ministère de la Justice sous Jean-Jacques Urvoas :

L’Observatoire international des Prisons est en danger. En cinq ans il a perdu 66% de ses subventions. Vous pouvez donner pour aider un détenu célèbre de Levallois Perret. Vous pouvez aussi donner pour aider tous les autres.

(7 nov. 2019, source)

Un procureur :

En même temps, ils sont chiants à l’OIP à toujours soulever le tapis pour voir ce qui se cache dessous.

Allez, je vais vous faire une confession, sur les 20 dernières années la plupart des avancées pour les droits des détenus, on leur doit. Parce qu’ils sont chiants.

Ils sont l’indispensable aiguillon dans le dos d’une administration qui a des pouvoirs énormes. Ils emmerdent à longueur d’année l’administration pénitentiaire qui a besoin de ça pour ne pas se relâcher. Le guide des droits des détenus qu’ils publient est une bible.
Bref, ils sont indispensables pour notre société démocratique. Je le pense sincèrement. Et en plus de ça, l’association est présidée par l’extraordinaire Delphine Boesel avec qui j’adore m’engueuler sur le sujet des prisons.

(6 nov. 2019, source)

Vous trouverez ici une interview de cinq minutes de la directrice de l’OIP sur France Inter qui résume les causes de ses difficultés et l’enjeu de son sauvetage.

« Les détenus sont les oubliés de notre société » dit-elle. Et en effet ce n’est peut-être pas très sexy de donner pour le respect du droit en prison, moins naturel que pour d’autres causes. C’en est justement d’autant plus important. La prison n’est pas un à-côté. Elle est partie intégrante de notre société.

Vous trouverez là une page d’interview de la présidente dans la revue juridique Dalloz Actualités, « L’OIP a profondément transformé le paysage pénitentiaire », qui indique en quoi l’action de l’OIP depuis trente ans a été importante, et pourquoi elle l’est toujours.

Pour mesurer en deux minutes, à travers une action de détail, en quoi le rôle d’information de l’OIP est important, vous pouvez visiter sa page instagram. L’OIP reçoit de nombreux courriers (de détenus, de proches, de personnels pénitentiaires). Il en publie certains extraits. Voici quelques exemples choisis ici, , , , et .

Sans lui, cette parole ne se confierait nulle part, et ne sortirait pas. Le souhaitez-vous ?

Pour donner à l’OIP (si vous êtes imposables vous récupérez 66% du don en réduction d’impôt), rendez vous ici. Si vous le pouvez, le mieux est de mettre en place un soutien régulier. Le don techniquement le plus efficace est le virement, ponctuel ou régulier, fait par vous-même depuis votre compte bancaire (zéro frais pour personne) : écrire au secrétariat (julie.namyas[a]oip.org) pour obtenir le n° de compte de l’OIP.
NB : si vous désirez aller plus loin, mieux connaître l’OIP et la prison, vous pouvez acheter l’ouvrage collectif Passés par la case prison qu’il a créé, coécrit par d’anciens et anciennes détenu(e)s et des écrivain(e)s.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s